de l’Ordre de S. Louis. 295'capituler j on lui accorda que la garnifon fortiroitavec tous les honneurs de la guerre pour fe rendredans le Château. M. de Milon ne jugea pas àpropos d’augmenter le nombre de fes troupes. LeGénéral Anglois le fit fommer de recevoir cellesqu’il lui envoyoit, fans quoi il les feroit prifon-nieres de guerre. Dites à M. de Malboroughrépondit M. de Milon, quil ejl trop galant hommepour ne pas tenir fa parole. Les autres Forts ferendirent les uns après les autres *, c’eft au Châteauque fe fit la belle défenfe. J’en rapporterai les cir-conftances dans l’article de M. de Lifle, parce qu’ily joua un beau rôle. Je dirai d’avance que M. deMilon ne fe rendit que parce qu’il y fut contraintpar les murmures effrayans de fa garnifon qui^à la vérité, étoit aux abois. Le Roi fut fi pleine-ment content de la conduite de M. de Milon 8 cdu Comte de Lifle, qu’il ordonna à M. de Villeroide les affurer de la fatisfaétion qu’il en avoit eue,8 c de leur dire qu’il n’oublieroit jamais leurs 'fer-vices.
Huy a été témoin d’un bien grand nombre d’ac-tions extraordinaires de valeur & d’intrépidité dansquatre fieges qu’il a efïuyés fous le régné deLouis XIV.
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