ce i’Oidu ce S. louis.
His-je, lui procura une Commanderie dans l’Ordrede S. Louis. Une circonftance intérelTanre de ce.fiege, c’eft que M. de Reignac engagea par cer-taines manœuvres le Comte de Trogne à vouloirprendre le Château de Traerbach par efcalade,étant a (Turc qu’il n’en viendroit point à bout, &qu’il fe feroit dans cette aétion une grande con-fommation d’hommes de la part des ennemis ; ilen périt en effet fix cens dans cette feule eritre-prife. Cependant il fut obligé de fe rendre, maisil obtint une capitulation honorable.
On eft fans doute furpris de voir un fi bravehomme s’avancer fi lentement dans les grades ,malgré tant dé fignalés fervices qui parloient enfa faveur : c’eft que le Maréchal de Marchin, quiavoit du crédit, ne l’aimoit pas. Il l’avoit peint,auMiniftre des plus noires couleurs, à l’occafion d’unmémoire que M. de Reignac avoit envoyé à laCour, dans lequel il propofoit d’aller faire descourfes avec un corps de troupes légères & choi-fies dans le cœur de l’Allemagne, & jufqu’auxfrontières de la Bohème. Ce mémoire fut renvoyéà M. de Marchin , pour dire ce qu’il en penfoit.Ce projet, peut-être trop vafte & trop hardi, maisqui n’avoit pu être enfanté que par un hommeplein de zele & de courage, fut traité d’extrava-gant par M. de Marchin, qui, comme on fçait,