de l’Ordri de S. Louis. i : 6 jni eau de vie, l’éclat d’une bombe les avoir faitperdre. La Place étoit dans cet état lorfque le’Général ennemi fit fommer le Commandant defe rendre, le menaçant, s’il vouloit encore faireune plus longue réfiftance, de 11e donner quartierà perfonne : M. de Reignac répondit au Trom-pette : Dites à M. le Duc de Holjleïn que rien neprejfe; que quand nous nous ferons vu fur la breche yje verrai ce que je dois faire. Les Soldats entendantcette réponfe fe livrèrent à une forte de défefpoir jplufieurs déferterent par les breches} un Sergentfit ligne de fon chapeau aux ennemis de monterà l’alfaut ‘ y il fe fauva comme M. de Reignac alloicle faire arquebufer } un Officier l’arrêta bientôtaprès. On s’attendoit à foutenir un a (faut ce fout-Jà même, on avoit fait jetter le plus diligemmentpoflible de la poudre fur la grande breche ; tousles préparatifs étoient faits pour repoufler vigou-reufement l’ennemi, lorfqu’un accident qui devoirnaturellement faire périr toute la garnifon la fauva,je ne fçais par quel faux calcul du Général ennemi.Un Grenadier croyant que les ennemis qui étoientdéjà logés au bas de la breche, montoient à l’af-faut, mit le feu à une mine qui nous tua beau-coup de monde, & enterra M. de Reignac lui-même dans un tas de décombres : le Duc dede Holftein, loin de profiter de ce défordre, remit
R 4