de l’Ordre de S. Louis, t^favec beaucoup de diftinétion au fiege de Namur,& aux batailles de Steenkerque & de Nerwinde. J’a-brege fa vie militaire} fon goût le retenoic dan»les Camps, mais fes talens l’appelloient ailleurs.
Il fut nommé pour aller réfider près de l’E-îeéteur de Cologne. Il falloir un homme d’unegrande dextérité pour déterminer ce Prince à femaintenir dans notre alliance, en cas d’une nou-velle guerre qui paroiffoit inévitable. Il avoir toutà craindre .du reflentiment de l’Empereur, s’ilfurvenoit une rupture entre la Maifon de France& celle d’Autriche. M. de Phelipeaux eut uafuccès fi fort au-defiiis des efpérances de la Cour,qu’on le jugea capable de plus grandes négociations.On l’envoya Ambatfadeur extraordinaire à Turin :il s’y laifia tromper. L’homme du monde le plushabile & le plus avifé l’eût été comme lui. M. deCatinat fut le premier qui donna l’éveil fur l’in-fidélité du Duc de Savoie. Ce guerrier Philofopheétoit trop probe pour foupçonner aifément la per-fidie : mais il avoit auili de trop grandes lumière»fur fon métier pour ne pas voir qu’il étoit trahi .*quelqu’opinion avantageufe qu’il eut des talens duPrince Eugene, il jugea que des marches & des con-tremarches faites fi à propos, des manœuvres exécu-tées dans l’aéHonavec tant de précifion & de jufteiïe,n etoient point feulement le réfulrat des combinai-
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