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troifîeme fois d’un village qui étoit à la droite ad ^
notre armée, & qu’il étoit important de conferver,' ^
chargea M. de Caraman d’aller demander un fe-cours de Cavalerie àM. de Luxembourg, (i) Mon-* ^feigneur , lui ditM. de Caraman , ne quitte-^ donc ^pas ma Brigade dans mon abfence ; les ennemis lachajferont d’ici Jt elle vous perd de vue mais Jt ^elle vous voit près d’elle 3 il n’y a pas dé Soldatqui ne JefaJfe hacher plutôt que de quitter fon pofie. < F^
Tout fe pafïa, comme l’avoir prévu M. de Cars- ® e i I
man j les ennemis revinrent à la charge avec plusde furie que jamais ; la Brigade tint ferme & lesrepouiïa, ayant le Prince à fa tête : le fecours ar- P SIti
riva, ôc les nouveaux efforts du Prince d’Orange ^ ^
en perfonne ne fervirent qu’à augmenter la gloire ^ on5fl
de M. de Caraman. ^ d
La campagne de i <? 9 6 commença par une action P 31 Jbrillante de M. de Caraman. On voulut fe rendremaître de Deinfe avant de mettre les armées en 5lv «mouvement. M. de Caraman, Maréchal-de- Camp, que ce
fut chargé de cette expédition : il part la nuit du fait fj 7 au 18 Janvier avec dix Compagnies de Grena» pet audiers & deux mille chevaux, & difpofe fi bien Maroutes chofes qu’il furprend cette Ville , & fait la inangarnifon prifonniere de guerre. Ce fut fon dernier où, à
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(x) Mém. du temps. Uletei
expîoiç ^