ij? Histoire
fit que retarder le malheur de cette Ifle. Mais ilfe diftingua fur-tout lors de l’aflaut que les Turcs;tentèrent au corps de la Place : on le vit conf-,tamment dans le feu des ennemis.
De retour en France, l’occafion de fe livrer afon goût pour la guerre ne lui manqua pas. Je neparcourrai que fes actions les plus éclatantes. Au *fiege de Maëftricht il fut un de ces vingt Mouf-quetaires qui , avec une audace fans exemple,attaquèrent cent cinquante ennemis qui avoientfait une fortie, les battirent, & les forcèrent derentrer dans la Ville. Durant ce même liege, ilfut biefle à l’attaque du chemin couvert & de lademi-lune. Le Roi le fit Sous-Lieutenant des Mouf-quetaires. Ii étoit à la tête de fa Compagnie, lorf-qu elle emporta le chemin couvert, l’ouvrage cou-ronné , le pâté & la ville de Valenciennes ; aétionqui tient du prodige : le Commandant de laPlace capituloit, avant qu’on fçût d'ans la tranchéequ'elle étoit prife. La bataille dé CafiTel lui fit en-core plus d’honneur , parce qu’il y montra plus defang-froid, une valeur non moins brillante &c plusréfléchie. Ayant apperçudeux bataillons Hollandoisqu’on ne pouvoit attaquer à cheval, il fit mettrepied à terre à fa Compagnie } & , fai*6 lui donnerle temps de quitter fes bottes, la mena contre cesdeux bataillons qu’il détruiut entièrement. De là
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