de l’Ordre de S. Louis. 151les, les récompenfes le furent de même, & iln’eut ni à les folliciter, ni à les attendre.
Son Régiment faifoit partie du corps de troupes savec lequel M. de Saint-Ruth fit la conquête de laSavoie. Ce Général s’étoit rendu maîrre de tout lePays ; il ne s’agiffoit que de débufquer le Comte de,Bernex, retranché avec 400 hommes dans un dé-filé inaccellible : des montagnes impraticables lebornoient à fa gauche : à fa droite étoit l’Ifere ,riviere fans gué : dans cet endroit, ces retranche-,mens naturels ne le raffinant point allez, il s’étoitenvironné d’un double folfé auffi large que profond jdes munitions de guerre & de bouche en abondanceluiôtoient toute crainte d’être pris par famine. L’ar-mée Françoife étoit dans une incertitude fâcheufedu parti que prendrait M. de Saint-Ruth, lorfqueM. de Lée s’offrit d’aller forcer les Savoyards-dans ce pofte à la tête du Régiment de Clare. Utourna la montagne qui étoit à gauche, pour lagravir par fes derrières ; ce qu’il fit avec d’incroya-bles fatigues. Arrivé fur le fommet de cette mon-tagne , il fit repofer & rafraichir fa troupe, &forma fon plan d’attaque. A peine fe fut-il mis enmarche que le Comte de Bernex l’apperçut. M. deLée , fans donner le temps à l’ennemi de-fe re-connoître _, fe précipita du haut de la montagnevers les retranchemens , les foldats faifant dgs cris
P 4