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depuis la défenfe quil avoit faire au Pont d’Hu-ningue. Six Bataillons, foutenus d’un gros corps deCavalerie , attaquèrent la tête de ce Pont à uneheure après minuit. M. des Bordes, toujours alerte,y accourut avec quatorze Compagnies de Grena-diers & mille Fufiliers, repouffa les ennemis avecle feul feu des grenades & de la moufqueterie, &cles obligea de fe retirer fans avoir pu gagner unpouce de terrein ni endommager le Pont.
La bataille de Fredelingen, qui mit le combleà fa gloire , mit aufll fin à fa vie. M. de Villarsjugea néceflaire de s’emparer d’une hauteur : lesennemis avoient eu la même penfée ; M. desBordes, qui commandoit l’Infanterie, les prévint.Les ennemis fe retirèrent dans un bois : le portegagné, M. des Bordes pouvoir ne pas les pour-fuivre j il avoit aflez fait : mais l’ardeur l’emporte •il les attaque dans ce bois avec une intrépiditéinouie, les fait plier : on les pourfuivoit déjà ,lorfqu’il fut blefle à mort. Le défordre le mit danscette Infanterie, qui, fp voyant fans chef, courutà la débandade après l’ennemi, & puis mollit. Lavigilance & l’aélivité de M. de Villars réparèrentun peu le mal.
(i) M. des Bordes avoit l’efprit jufte, préfent
fï) Mémoires du temps.