eë l’Orprî e e S. Louis. 19$celui de Brigadier j & alla commander à Saint-Malo. Quand Namur fut pris, il y fut employéen qualité de Brigadier fous le Comte dç.Guifçard,tout le temps que nous conservâmes cette Place j,il montra tant d’aéâivité, de bravoure Qç d’intel-ligence durant le iiege qui la remit entre les mainsdes Alliés, que le Roi 1* jugea digne qu’on luiconfiât le commandement de Dunkerque. Il ycommanda jufqu’en 17 laïque cette Place fut re*mife aux Anglois pour préliminaire de la Paix. Lemoment de la ceffion ne fut pas celui où il donna,les moindres marques de fageffe & d’habileté. Leshabitans avoient horreur de paffer fous la dami-*nation Angloife : le Port étoit couvert de vaiffeaujtmarchands qui alloient être mêlés avec çeux. c defAnglois. 11 falloit éviter que l’efprit de haine &de vengeance n’occafîonnât des querelles. Pour celail étoit néceflàire de fixer la-place qui devoir ferviraux vaiffèaux des deux Nations, fans donner lieuà la jaloufie des uns ou des autres : mille intérêtsdivifés pouvoient exciter du tumulte, & peut-êtrefaire rompre les négociations pour la paix. Leslettres du Miniftre annoncent fes craintes à cetégard. Le Comte de Lomont ménagea tous lesintérêts avec tant de prudence & de dextérité, queles deux Nations furent contentes, 8c qu’il ny eutni batterie ni défordre. La lettre que le Miniftre
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