de l’Ordre de S. Louis. 185V>" j’ai fait quarante prifonniers, n’ayant avec moi» qu’une petite troupe j j’ai pris un Capitaine qui»> nous a découvert le dellein du Prince d’Orange» fur Charleroi, ce qui n’a pas mal fait : j’aime-» rois mieux être goujat dans le dernier Régiment» de France. » M. de Louvois auili prompt à ré-compenfer qu’à punir , lui accorda fa demande. Illeva un Régiment de Cavalerie. On le vit dès-lorsfe ligna!er par-tout, en Flandre, en Allemagne,en Italie, en Efpagne. Au.fiege de Charleroi., ilreçut deux blelfures qui ne l’empêcherent pas decontinuer à fe battre , mais il fut fait prifonnier.Près de Fribourg , il mit en fuite un parti ennemi-,fut bielle, 8c ne s’apperçut qu’une balle lui avoitpercé le bras que lorfque l’ennemi eut difparu-L’Italie 8c l’Efpagne furent le théâtre de fes plusbeaux exploits. Il y fervit en qualité de Maréchal-de-Camp, de Lieutenant-Général 8c d’InfpeéteurGénéral de la Cavalerie & des Dragons. M. deCatinat l’employoit toujours pour ces coups demain qui exigent, ou de la vivacité pour brufquerles attaques , ou de l’intrépidité pour braver lepéril , ou du fang-froid pour réparer le défordrequ’occafionne fouvent la rencontre des obftaclesqu’on n’a pas le temps de prévoir dans des entre-prifes fubites. Ce fut lui qui, avec très-peu detroupes, courut au fecours du Fort, de Luzerne,
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