de l’Os.dre de S. Louis; 169yotre abfence M. le Duc du Maine les trouve fousfa main.
L’aétion la plus fignalée de la vie de M. de Po-laftron , fut la défenfe de Saint-Malo contre Je Vi-ce- Amiral Allemonde, qui, avec une flotte de foi-xante-dix voiles, dont vingt-cinq galiottes à bom-bes & trois machines infernales étoit venu pourabîmer cette Ville. M. de Polaftron, commandantà Saint-Malo, donna de fl bons ordres, 8c fe tranf-porta fi à propos d’un lieu à un autre pour les faireexécuter, que l’effet de cinq cens bombes qui tom-bèrent dans la Villefe réduifit à brûler ou à dé-truire dix ou douze maifons. Une des machinesinfernales échoua contre un rocher, qu’elle couvritlong - temps d’une épaifle fumée : la fécondé qu’onmena près du Fort de la Conchée, éclata au mo-ment qu’on l’attachoit à la muraille, dont elle ré-duifit quelques pierres en poudre fans la renverfer.L’explofion de cette horrible machine ébranla l’aird*une telle violence, que les vîtres & les toits desmaifons en furent brifés. Elle tua fon Ingénieurqui n’eut pas le temps de fe retirer. On trouva unmatelot dont les membres étoient fracafles , dansune goutiere d’une maifon de Saint-Malo , où ilavoit été jetté. Le Roi fut fi fatisfait de la défenfeque M. de Polaftron fit à Saint-Malo, qu’il le con-tinua dans ce même commandement jufqu a fa mort.