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conquêtes, les acclamations de joie dont la Capitale& toutes les Provinces retentiffbient, infpirerent àla France ces fentimens d’amour & d’admirationqui allèrent jufqu’au délire.
Les Nations étrangères partagèrent l’admirationdes François ; elles accoururent des extrémités del’Europe pour contempler ce Prince magnanime-,étudier les mœurs & le langage de la Nation nou-velle qu’il venoit de former , admirer nos Arts ,applaudir & s’inftruire à nos Spectacles. Les Sou-verains eux-mêmes furent forcés de rendre unhommage public à la fupériorité du MonarqueFrançois. Tout le monde fçait la maniéré dontl’Empereur apprit à fa Cour que Louis XIV n’étoitplus : le Roi ejl mort ..., dit-il à fes Courtifans ;les .malheurs dont il fut accablé & les humiliationsqu’il effuya fur la fin de fa vie n’avoient pu faireoublier fa grandeur pafTée, tant l’imagination enavoit été faille.
Les ennemis de fa gloire difent qu’il ne dut lesmerveilles de fon régné qu’au hafard des circonf-tances , qui fit naître des hommes célébrés en toutgenre ; comme fi un Souverain pouvoit tout fairepar lui-même, ou plutôt comme s’il n’étoit pasvrai de dire que découvrir les talens & les appré-cier, les appeller, les protéger, les enrichir, leshonorer, c’eft les faire éclore & les créer en