Année 171*
Denain.•4 Juillet.
,148 Histoire
nain hâte fa conclufion. Le Prince Eugene avoitpris le Quefnoy & afliégeoit Landrecie. Villarsvouloit fecourir cette Place ; mais le Prince Eugenecroit trop bien retranché pour qu’il osât l’attaquer.Le Maréchal de Montefquiou lui propofa de forcerle porte de Denain, qui protégeoit les convois qui•arrivaient de Marchiennes à Landrecie. M.. deVillars, intimidé par les ordres de la Cour, quil’empêchoient de rien hafarder, n’approuva pasd’abord cette entreprife. M. de Montefquiou enforma le plan, & démontra quelle n’étoit pas auflipérilleufe quelle le paroiflbit. M. de Villars ferendit. Le Maréchal de Montefquiou conduifit lapremière attaque. M. de Villars n’arriva que lorfquel’aétion fut très-avancée. Ce qu’il y a de bien cer-c’eft que M. de Montefquiou fe plaignit au
tain
Miniftre de ce qu’on ne lui accordoit pas l’honneurde cette entreprife, & que le Miniftre lui répondit :Le Roi fçait toute la part que vous ave \r eu à lagrande affaire de Denain (1).
(1 ) On peut voir la vérité de ce que je dis dans les Let-tres du Maréchal de Montefquiou & du Miniftre fur ce fujet,au dépôt de la Guerre.
M. de Voltaire fait honneur de l’idée de cette entreprife àwn bon Curé de Village & à un Confeiller du Parlement deDouai, qui, fe promenant le long des retranchemens deDenain, conçurent la .poffibilité de les emporter. Les Ma-