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BE T OïR V R fi B £ S. L O U I S. 7 Js’être rendu maître que d’un ‘tas de décombres jalla répandre la défolation dans les environs AnncePignerol, qu’il brûla, & dont il fit arracher les Pignerol,vignes , en attendant que les préparatif? fufTentfaits pour le bombardement & le fîege de cettePlace. Mais il apprit que M. de Catinat ayant reçudes renforts, quittoit Feneftrelle pour venir à lui;
Il fe hâta de partir de Pignerol, abandonnant laplus grande partie des chofes qui dévoient ferviraufiege. Cette expédition lui coûta fix mille hommes.
Il ne fit point affez de diligence : M. de Catinats’étoit rendu maître du paffage de Veillanne & dela plaine, feuls chemins par où il pouvoit regagnerTurin. Il fe vit forcé de combattre : mais avantd’en venir aux mains, il eut le déplaifir d’ap-prendre que fa maifon de plaifance appellée laVénerie avoir été réduite en cendres , en re-préfaille du ravage fait aux environs de Pi-gnerol.
Les deux armées fe rencontrèrent à Marfaille,
& fe livrèrent bataille le 3 Octobre. Les Piémon-tois furent taîîlés en pièces : huit mille hommestués fur la place, deux mille prifonniers, trente-quatre pièces de canon, cent dix drapeaux ouétendards pris fur les ennemis, furent les marquesde la vi&oire. La levée du fiege de Cafal, la re- ■prife du Fort Sainte - Brigitte 6c de plufieurs