de L Ordre de S. Louis.' 61
M. de Câtinat, qui eut ordre d’entrer en Sa-
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voie , & de pénétrer dans le Piémont. Il ne le
fit rien de confidérable du côté des Pyrénées.
M. de Luxembourg ayant découvert le projet ^ O’^ p^gnedu Comte de Valdeck d’attaquer Philippe ville ouDinan , lorfque les troupes de Brandebourg l’au~roient joint , fe mit de bonne heure en campagnepour empêcher cette jonétion. Il paffa la Sambre,
•& fit attaquer près de Fleurus un corps de quinzecens chevaux, foutenus par cinq autres Régimensde Cavalerie ^commandés par le Comte de Berlo.
M. le Duc du Maine , à la tête de la Gendar-merie & de feize efcadrons de Cavalerie , fechargea de cette expédition. Les ennemis avoient f
mis un défilé devant eux. M. le Duc du Maine ^
le pafTa avec une grande intrépidité, fondit furcette Cavalerie ennemie, la rompit, la pourfuivitjufqu’au bas d’une hauteur au-delà de laquellel’armée des Alliés étoit en bataille. Ce fut commele prélude de la grande bataille de Fleurus, quife donna le lendemain.
Un mouvement habile 8c hardi que M. de Bataille deLuxembourg fit faire à fon armée , nous procura i juillet,le fuccès de cette célébré journée. Ne voulant pasattaquer les ennemis par leur front, qui étoit couvertde deux ruilfeaux très-difficiles à paffer, il donnaordre de repaffer la Sambre : mais il donna fecrette-