de l’Ordre ce S. Louis. 59tenir la guerre en Flandre. Toutes nos expe- ÜÜ5S555ditions dans ce pays-là fe réduifirent à prendre Ann ^
Huy, qui fe fournit au Maréchal d’Humieres ( 1 ).
Ce fut en Allemagne que la Ligue d’Aus'bourg '■ - " —fit d’abord fes plus grands efforts. Les Alliés s’em- A 9
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parèrent de Keifervert ; perte qui fut bientôt ré- d’Allemagne,parée par la prife de Kocheim , que le Marquis Prîfe dede Boufflers enleva d’afïaut. Treize cens Allemands 25 Août,y furent tués fur la place ; le refte de la garnifonfut fait prifonnier de guerre. Les Alliés avoientaffemblé une armée de cent mille hommes dansle Palatinat, &c ne fçavoient qu’en faire. Ils vou-lurent mettre le fiege devant Strasbourg j maisn’ayant pas ofé tenter cette entreprife , ils divi-ferent leur armée en deux corps, dont l’un futdonné au Duc de Lorraine pour afliéger Mayence, Prîfe de& l’autre à l’Eleéteur de Brandebourg pour s’em- les Alliés,parer de Bonn. Mayence fe rendit faute de mouf- 7 Sept *quets & de. poudre , après plus de trois moisd’attaque. Le Marquis d’Huxelles, qui avoit fait 1
une fi belle défenfe , fut laide maître de la capi-
( 1 ) Les Politiques difent qu’au lieu de porter fes forcesen Allemagne, Louis XIV auroitmieux fait d’envahir laHollande , qui étoit fans défenfe. Il eût fait une heureufediverlion pour le Roi d’Angleterre , & eût jette le Princed’Orange dans un terrible embarras ; mais M. de Louvoisne fut point de cet avis.