ce l’Orire ce S. Louis. 2.5:'
Nous y perdîmes environ trois mille hommes. Lemanque de vivres, 8c l’impoffibilité de s en pro-> ^ nn ' ecurer, força le Duc de Navaüies à fe rembarquerprécipitamment.
L’expédition en Lorraine, où le Maréchal deCréqui fe rendit maître d’Epinal 8c de Chatté ,fut la punition d’un Vaflal qui intriguoit fourde-ment. Elle ne dura qu’un moment. Les fêtes ga-lantes & militaires que le Roi donnoit à fa Cour,les voyages qu’il fit pour vifiter fes nouvelles con-quêtes avec un appareil de guerre, entretenoient aulîice goût pour les armes, naturel aux François : tandisque M. de Louvois , avec un talent fublime pourfa place, né avec un génie de détails qui étonneratoujours ceux qui l’étudieront, emplayoit toutela févérité de fon caraétere à établir une difci-pline exaéte dans les Troupes , fe confumoit entravaux infinis pour remplir ces magafins immenfesqui dévoient fournir abondamment à tous les be-foins d’une armée : prévoyance habile qu’aucunMiniftre avant lui n’avoit portée fi loin, 8c qui futune des principales caufes des fuccès de Louis XIV,
Colbert fournifioit de l’argent. En établifiant desManufactures, en protégeant les Arts, en encou-rageant l’Agriculture & le Commerce, en créantupe Marine, il avoit ouvert mille fources 8c millecanaux qui faifoiept entrer 8c circuler des richefies
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