de l’Ordre dê S. Louis. 17
quoiqu’il fût obligé de céder deux fois à l’orage , -.-
en fe retirant d’abord à Cologne & puis à Bouillon, Ana '' eil né laiffa jamais échapper le timon des affaires.
On demandoit qu’il fût renvoyé 5 il s’éloigna. Lesefprits ne furent pas plus calmes dans fort abfence& les affaires n’en allèrent pas mieux- ce quifit bien voir qu’il n’étoit que le prétexte &c notila caufe des diffenfions. Il fut aifé de s’en con-vaincre , Iotfqu’à fon fécond retour tous lès ordresdes Citoyens s’emprefferent à lui aller rendrehommage , pour racheter fon eftime & fa bien-sveillance, comme ils auraient pu faire à leurSouverain. Quel événement avoit préparé cetterévolution dans les efprits ? Aucun. Ainfî les di-vifions celTerent fans caufe, comme elles avoientcommencé. Les chofes reprirent leur cours ordi-naire, c’eft à-dii'e, que le Cardinal continua dégouverner fous le nom de la Régente. On ne peuts’empêcher ici d’admirer la fermeté de carâéfcerede cette Princeffe, qu’aucune confédération dédanger pour fa perfonne, ni d’intérêt pour larriaifon dont elle étoit fortie, ne put déterminerà retirer fa confiance à un homme qui, par le dervnier Traité, avoit rendu la puiffance de fon filsrefpeélable en Europe, & dont l’habileté dans lesaffaires politiques pouvoit feule terminer glorieu-fetnent la querelle avec l’Efpagne*
Tome J,
B