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!—- à livrer cette bataille malgré la réfiftance du Ma-
Année id 4 3. r ^ c i ia l de l’Hôpital, qui avoir ordre d’empêcherque ce Prince , dont on connoifloit l’impétueuxcourage , n’exposât l’armée à quelque défaftre. LaFrance étoit en péril fi nos Troupes euflent étébattues j le Prince le fçavoit : mais des lumièresfupérieures lui firent voir la victoire certaine, quoiquefes forces fufient plus foibles que celles des enne-mis. M. de Gaflion fut le confident du defiein qu’ilavoir d’engager une action à l’infçu du Maréchalde l’Hôpital. Eft-ce témérité heureufe ? eft-ce qu’eneffet les hommes extraordinaires forcent quelque-fois la fortune?
Le Comte de Fontaine ( car pourquoi ne ren-drions-nous pas auflî juftice à nos ennemis ) femontra grand homme de guerre dans cette journée.Quand les deux ailes de l’armée Efpagnole eurentété mifes en déroute, il raflembla toute l’Infanterieen un feul corps auprès de l’Artillerie ; & l’ayantformée en bataillon quarré, dix-huit pièces dev, canon dans le centre , il attendit les François. Achaque attaque le bataillon s’ouvroit pour faire unedécharge de ce s dix-huit canons chargés à cartou-ches ; trois fois le Duc d’Enguien fut repoufle parle feu terrible de cette Artillerie j mais le Comtede Gaflion arrivant de la pourfuite de l’aile gaucheà la tête de plufieurs efcadrons, le Prince fit une