de l Ordre de $. Loius. 5tout-à-coup enfevelies fous terre , pour qu’ellesfuffent moins expofées au ravage du canon. Desouvrages dont on n’appercevoit pas les défenfesrendirent les approches de ces Villes plus difficiles,en multipliant les obftacles , ôc en effarouchantl’imagination par la crainte des périls qu’on nevoyoit pas. Mais de l’art de la défenfe naquit l’artde l’attaque. Les ennemis dérobèrent ce doublefecret à M. de Vauban, qui eut la gloire de l’in-vention , mais qui n’en conferva pas long - tempsl’avantage.
L’Artillerie, qui n’avoit point de loix bien fixesencore, fut foumife à des réglés certaines'’:' 011 cal-cula avec une précifion mathématique l’effet ducanon ôc des bombes, ôc l’Artillerie devint unefcience comme le Génie : on les unit, on les fé-paraj ils font féparés aujourd’hui : mais autant laGéométrie a fait de progrès depuis le dernierfiecle, autant nos Artilleurs font-ils au-defliis deceux du temps dont nous parlons : ce qui ne di-minue rien de la gloire des Vigny, des Cray, ôcdes Saint-Hillaire.
L’art d’approvifionner les Armées de munitionsde guerre ôc de bouche fut une des principalescaufes des fuccès de Louis XIV. Sous le minifterede Louvois, l’efprit du Général étoit en repos furtous les befoins de fon armée} enforte qu’il pou-
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