de l’ Okdre de S. Louis, xxxvmoires que lui avoient préfentés les deux Secrétairesd’Etat de la Guerre 8c de la Marine, fur les fervices& les faits d’armes des Officiers. Il fit un travailparticulier avec les Généraux qui avoient commandéles troupes de terre 8c de mer ; 8c ce fut d’après lesdifférens témoignages qu’ils rendirent du zele, dela bravoure & des fervices fignalés des Officiers,qu’il nomma ceux qui avoient le plus mérité d’êtreaggrégés au nouvel Ordre. Ce choix fut générale-ment applaudi : perfonne ne réclama, 8c tout lemonde comprit, par l’équité de cette promotion ,que pour obtenir une place dans la nouvelle Che-valerie , il falloit avoir long-temps marché dans lechemin des périls 8c de la gloire.
Le Roi voulut recevoir lui-même le ferment detous les Chevaliers 8c leur donnée l’acolade j nou-velle grâce d’un prix infini pour des François. Ilsregardèrent cet honneur comme auffi précieux quela Croix j 8c lorfque la multiplicité des affaires oul’éloignement des armées obligea Louis XIV ànommer les Généraux pour donner l’acolade auxnouveaux Chevaliers, qui, retenus par leurs em-plois , ne pouvoient pas fe rendre à la Cour , plu-fieurs d’entre ces Officiers préférèrent le dégoûtd’être pendant un an fans porter la Croix à l’hon-neur d’être armés Chevaliers par le Roi lui-même $& ce n’étoit point une maniéré mal adroite de faireleur cour à ce grand Prince.