PRÉFACE. xvï j
Quant à la monotonie des, récits dontla plupart renferment les mêmes chofes ,j ai tâché de l’éviter, ( quoique je n’aiepu empêcher que les mêmes exprelïionsne revinfîent fouvent ) en variant les tour-nures autant qu’il m’a été poflible ; enmêlant mes narrations de beaucoup d’a-necdotes intérefîantes pour les familles ,ôc de réflexions qui fe font naturellementpréfentées 4 fous ma plume. Je ne me fuispermis que celles - là, j’ai cru devoirprofcrire toutes les autres.
J’avoue que je me fuis trouvé fort embar-.raflfé pour fixer le genre de ftyle qui conve-noit à cet ouvrage. L’imagination rempliede combats, de fieges , de batailles, de hauts.faits d’armes, fembloit m’entraîner à ch'oifirun ftyle pompeux. Mais faifant attentionque les aérions ordinaires, racontées avecfafte , en paroiflent plus petites, Ôt que lesgrandes, dites Amplement, en paroiflent plusgrandes encore, j’ai tâché de prendre leftyle de la narration Ample, m’éloignantégalement du ton,familier de la conver-