xî) V RÈ FA C Ê.
Refpeftons , bien-loin de le combattrece préjugé national qui nous dit que lanobleffe des armes eft la plus illuftre , &qu’on diftingue toujours en France ces fa-milles militaires de race , qui , d’âge enâge , fous les divers régnés de nos Rois 9ont été la terreur de nos ennemis, de cellesqui s’enorgueilliffant d’une nobleffe quin’a point d’époque , font reliées aufliobfcures que leur origine , & ne méri-tèrent jamais de trouver place dans l’Hif-tbire.
Quelques cenfeurs ont aufli régardél’Hifloire de l’Ordre de S. Louis commeimpofîible à faire , à moins qu’elle ne feréduisît à une fimple nomenclature, à unelifte de noms. Ou puifer les faits , difent-ils ? & fi on les trouve } quelle prodigieufequantité de volumes ne faudra-t-il pas pourcompléter une pareille Hiftoire ? D’ailleursquelle monotonie dans les récits ? Com-bien de traits de bravoure fe reffemblentdans une même bataille? Toutes ces ré-flexions 3 que des amis éclairés m’ont faites