* PRÉFACE.
même raifon que dans l’ancienne Athèneson gravoit fur une colonne qui étoit aumilieu de la place publique les noms desgénéreux citoyens qui, par de nobles ex-ploits , s’étoient fignalés dans les combats,ou étoient morts en défendant la patrie.
On a beau raifonner, le métier desarmes fera toujours le plus noble & le plusbeau des métiers : ce qui ne veut pasdire que l’état de guerre eft le meilleur oùfe puiflfent trouver les hommes. Mais commeïambition des Princes, l’inquiétude ou lajaloufie des peuples entr’eux rendent cetétat prefque continuel, malgré les réclama-tions de la faine raifon, je dis qu’il fera tou-jours infiniment glorieux de s’armenpour ladéfenfe de fon pays, c’eft-à-dire, de couvrirde fon bouclier le Laboureur , le Magiftrat,le Miniftre du Seigneur, qui dans l’enceintede nos cités, fe livrent paifiblement auxdiverfes fondions de leur état.
Les François d’aujourd’hui feroient biendégénérés de leurs ancêtres, & l’efprit na-tional auroit bien changé, fi les guerriers