18 LES DEUX BILLETS.y> jours : tu auras ma main quand tu35 voudras ”. Quand je voudrai ! Je nefais que le vouloir depuis que je la con-nois. Ma chère lettre, ma bonne lettre!( il la baise. ) Allons, plus d’inquiétude.Ce coquin de Scapin m’offusquoit. Ilfait semblant d’aimer mon Argentine ;et souvent ces amoureux menteurs ontde l’avantage,sur les amoureux qui par-lent vrai. Heureusement Argentine n’estpas de cet avis-là; allons la remercier etprendre jour pour notre. mariage ;ah!comme il fera beau ce jour-là ! (ilvaet revient. ) Il y n pourtant quelque chosequi me chagrine : Argentine a du bien,je n ai rien, moi; je voudrais être ri-che , ou qu elle fût pauvre. Quand ily a , comme cela, de l’argent d'un côtéet qu’il n’y a que de l’amour de l’au-tre, je ne sais pas , mais cela ne va ja-mais si bien que lorsque tout est égalet qu’il y a amour contre amour. J’aibeau faire, je ne peux pas devenir ri-che : tous les mois je mets mes gages
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