2io Le Princech. s 4 . vu aprocher l’ennemi, au lieude fe défendre , ils ont pris lafuite, fur l’efpérance, que leurspeuples , dégoûtés de l’infolcn-ce du Vainqueur , ne inanquc-roient pas de les rapeller. Par-ti , qui eft bon à prendre , lorsqu’il n’y en a point d’autres:mais qui eft honteux , quandon a des moiens plus honnêtes.Et c’eft folie à toi de vouloirbien tomber , pareeque tu croistrouver quelqu’un , qui te relè-vera. Car ou cela n’arive pas,ou, fi cela arive, c’eft à tes dé-pens , dautant que tu es à lamerci de celui ? qui te défend.Or il n*y a point de bonnes,ni de fûres défenfes, que cel-les , qui viennent de toi mê-me, & de ton propre courage.
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