ipS Le Prince& fidèles , on doit toujours lecroire lage , pour avoir fû con-noitre leur mérite. Mais quandils ne le font pas , on ne peutjamais juger favorablement delui, après qu’il a fait un fi mau-vais choix. Tous ceux, quicon-noiffoient Antoine da Venafro,reconnoifïbient , que PandolfePétrucci 3 Prince de Sienne, é-toit un très - prudent homme,pour avoir pris un fi habile Mi-
niftre.
pour Généra! de Tes Armées, ce choix montranr,que la porte étoit ouverte au mérite, & qu’il fegouvernoit par un bon Confeil. Daturum planédocumentant, hmejiis , an ficus , amicts uteretur ,fi ducem egregium , tpiiàm fi peamiofum & gra-tta jubr.ixumdeligeret. Et quelques lignes apres ,1 ati , qtted Domitium Corbulonem prœpofucrat,’viàebatxrque locus wrtutibus patefaîlw. (Ann.jg.) Et mefemble, dit Commines (auchap.5. du livre a. dcfcs Mémoires) que l’un desplus grans fens , que puifle montrer un Sei-gneur , c eft de s’acointer 8c aprocher de luigens vertueux 8c honnêtes. Car il fera jugé, àl’opinion desgens, d’êtredela condition 8c na-ture de ceux , qu’il tiendra les plus prochainsde lui. Et c'cft où le Prince d’Orange fe fondoit,quand il dilbit, qu’il faloit juger de la cruautédu Roi Filippe 11. par toutes celles , que leI3uc d’Albe éxtrçoit impunément dans les Pais-Bas.