130 L E P R I NC Ech,i«. rnier revers de Fortune-, il efl:en danger de périr-, là libéralitélui aiant fait beaucoup d’enne-mis, & peu d’amis b Après quoi,s’il veut changer de conduite, ilencourt auiïi tôt le reproche d’a-varicieux. Puifquedoncun Prin-ce ne fauroit faire connoitre làttomjîv ' 3 ’'*" 011 libéralité j làns fe faire tort, il-nedoit pas, s’il efl:prudent, lefoncier d être.apellé chiche. Car
dors
¥
' "a. ' Cicéron dit, que le Prince Libéral perdplus de cœurs, qu’il n’en gagne, & que la hai-ne de ceux, à qui ilote, ertbienplusgrande,que la rcconnoiflance de ceux, à qui il donne.Hec ttnta Studia-afequuntur ecrum, quitus de-derunt , quanta odia torum, quitus aaemerunt."ÏOlF. lîb z.) ; Que le Prince, dit le Jeunc-Pü-nc, ne donne rien , pourvu qu’il n’ôte rien.tUhil largiàtur Princeps , dàm nihil auferat.(Fancg.O Tacite , en parlant d’Oton, dit unbeau mot , ptrdtre ifie jciet , donare nefeitt.•(Hifh i.) Il ne donnera pas, il diflipera. Fal-Itnitur , ajoute-t-il, qnibits luxuria fpteie hbe-ralitatis imponit. Ceux-là le trompent fort, quiprennent la prodigalité pour la libéralité. LeJeune-Pline ne veut point qu’on apelle libérauxceux, qui ôtent à l’un pour donner à l’autre,&dit, que c’eft aquerir le renom de libéralitépar une véritable Avarice. -ÇHùqued huit dtnemt.,nuferunt tlli , T-amam libsraUtaUs avaritiape-■ vm.'X Ep.,,30. lib. jij
1
V
P
[0
$
P
îfl
lit
et
à
ce
F
Tl
no 1
ai
a
- î
ii
î
£
li.iLibf