H4 Le Princecm. ij. Roi de France, après avoir chaf- ®t
feles Anglois, connoiflàntlané- %
cefiité de s’armer de Tes propres 0
Armes, établit par tout le Roiau- II
me des Compagnies d’Ordon- il
nance de Cavalerie &rd’Jnfante- a
rie. Louis XI. fon P'ilscaiTade- fr
puis les Compagnies d’infante- f
rie , en la place defquelles , il (
prit les Suifies. Et cétefaute, que di
firent auflilesSucceflèurs, dîla Je
fource de tous les maux de ce f t
Roiau me, ain fi qu’il fc voit bien T
aujourdhui. Car ces Rois , enacréditant lesSuifies, ont avili ^
leurs propres Sujets , qui acou- pj
tumés qu’ils font d’avoir les Suif- CC(
fes pour Compagnons d’Armes, | 0
ne' croient pas pouvoir vaincre T1
fiins eux. Ce qui fait, que les (r(
François ne fufifent pas, pour ^
tenir tête aux SuifTes, & , fans d,
eux, ne font rien qui vaille con- ' j 3tre les autres. Les Armées deFrance font donc partie merce- tenaires, partie propres : Et ces Ar- ; ^
mes,