88 Le P r. i n c eio. qui a une Ville forte, & qui n’yeft pas haï, ne peut pas être af-failli, & ceux qui l’ataqueroient,en fortiroientàleur déshonneur,parceque les Choies du Mondefont fi fujétes au changement,qu’il eh: presque impollible detenir, un an durant, le fiégedevant une Place. Mais, niedira quelqu’un , fi le peuple afies biens au dehors, Sc voit là-cager lès Terres, il perdra pa-tience, & l’amour propre, ou-tre les incommodités d’un longfiége, lui fera abandonner le Prin-ce. Je répons , qu’un Princepuillant & courageux furmonte-ra toujours ces dificultés, foit enfailànt elperérau peuple, que lemal ne durera pas* foit en luifailànt peur de la cruauté de l’en-nemi, ou en s’afiurant finementde ceux., qui lui paroitront tropxemuans. Ajoutés à cela , quecomme d’ordinaire l’ennemi fait.le dégât d’abord qu’il entre par-
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