Ch. r.
f 4. Le Princedont le Valentinois s’empara enéfet, malgré les Colonnes. Maisà la conferver*, & à paffer plusavant, il trouvoit deux obfta-cles, l’un de la part des Urfins,de qui il s’éroit fervi, craignant,qu’ils ne lui manquaiïent au be-fbin , &c non feulement qu’ilsne l’empêchaflènt d’aquerir, maisencore qu’ils ne lui ôtafient cequ’il avoir aquis L’autre de lapart de la France , de qui il a-préhendoit auffi d’être abandon-né. Car quand aux Urfins , ilavoit reconnu j qu’aprés la pri-fe de Faience, ils s’étoient com-portés mollement au Siège deBologne. Et comme après s’ê-tre emparé du Duché d’Urbin,le Roi le fit défifter de l’in va-llon de la Tofcane , il jugea fibien des intentions de la Fran-ce , qu’il réfblut de ne plus dé-pendre de la Fortune , ni desarmes d’autrui. Et la premièrechofè qu’il fit, fut d’afoiblir les
Urfins