Ch. 3
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les Princes fàges, qui ont à pour-voir , non feulement aux mauxpréfens, mais encore aux mauxà venir. Car en les prévoiantde loin, il eft aifé d’y remédier-,au lieu que fi l’on atend, qu’ilsfoient proches , le remède n’eftplus à tems, dautant que la ma-ladie eft devenüe incurable. LesMédecins difent, que la fièvreétique eft facile à guérir, & di-ficile à connoitre : au lieu quedans la fuite du tems elle de-vient facile à connoitre , & di-ficile à guérir , quand elle n’apas été conniie, ni traitée dansfbn commencement. 11 en eft •de même des afaires-d’Etat. Sil’on connoit de loin les mauxqui le forment Ç ce qui n’apar-tient qu’à l’homme prudent}011 les guérit bien-tôt. Mais, fifaute de les avoir connus , ilsviennent à croitre à un pointqu’un chacun les connoiflè , iln’y a plus de remède. Com-me