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8 Le P R I N C Erance , qui leur fait prendre lesarmes contre celui qui gouver-ne. Mais ils ne tardent guère às’en trouver mal. 3 II y a uneautre néceflîté naturelle & ordi-naire , qui fait, que le Princeeft toujours contraint d’ofenfer
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Croies vous, difoit un Sénateur Romain,que la Tirannie foit morte avec Néron. Onl’avoit criie éteinte par la mort de Tibère 8c deGaligula, 8c pourtant nous en avons vu untroi-fiémeplus cnael qu’eux. An tieronem extremnmdominormnputatis ? Idem crediderant , >pni Tibe-rio , tftti Caio fuperüitetfiterunt : cùm intérim in-teftabilior & pevior exort'is ejt, (Hift.4.) Clau-dius avoit donc bien raifon de dire aux Ambaf-làdeurs de Parthes , qui étoient venus lui de-mander un meilleur Roi, queleleur, que de làfréq uens changemens ne valoientrien-, 8c qu’ilfaloit s’accommoder le mieux qu’on pouvoit auxhumeurs des Rois. Ferenda Regum ingénia, ne •<jueufuicrebrasmutationes. (Ann. 12.) Tous desiiijets doivent prendre les fentimens de ce Séna-teur Romain, quidifoit, qu’il admiroit le paf-fé, iàns condamner le prêtent, 8c que bien qu’ilfouhaitât de bons Princes, il ne laifloit pas defuporter patiemment ceux qui ne l’étoient pas,le l’ouvenant toujours de la néceffité de vivre fé-lon les tems, ou l’on eft. Se meminife tempormn,mtibus nalus fit : ulteriora trtirari, preefentia fe-qtti, bonus Imperatores 'voto expetere, qualeîcum-tjuetolerare. ( Hift. 4. ) Paroles, que Machiavela raifon d’apeller fentence d’or. (Difc. lib. 3.cap. < 5 .
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