TROUSSE-G ALAN T. 347L’on doit i°. chercher à noyer cettebile âcre par des torrens de laboilTon laplus adouciflànte, parce que l’irritationeft fi grande, que tout ce qui a la pluspetite âcreté nuiroit. Ainfî on donneracontinuellement au malade, en boiflon& en lavement, ou de l’eau d’orge, oudes laits d’amandes ou de l’eau avecune huitième partie de lait, remede quim’a très-bien réuflî ; ou une très-légeretifane de pain, qui fe fait en cuifant unelivre de pain rôti, avec trois ou quatrepots d’eau pendant une demi-heure; l’onpréfère le pain d’avoine. L’on grille auflïavec fuccès du feigle qu’on pile, & donton fait une légère tifane.
Un bouillon très-foible fait avec unpoulet, ou une livre de maigre de veaucuits pendant une heure, avec trois potsd’eau, eft très-bon dans ce cas. L’onemploie avec fuccès le petit-lait; &dans les endroits où l’on peut en avoir,le lait de beurre ( la battue) eft la meil-leure de toutes les boilfons ; mais quel-que foit celui de ces remedes qu’on préfé-rera, il fautnécelfairement en donner unegrande quantité, & les lavements doi-vent être appliqués de deux en deuxheures.
2°. Si le malade étoit robufte & fan-guin, que le pouls fût fort dans les com-