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Tome Premier (1777)
Entstehung
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248
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248 Rougeole.

La chaleur & la fièvre augmentent ra-pidement; le malade a de la toux, del’opreflion, de l’angoifle, des envies devomir continuelles , de violentes dou-leurs dans les reins, quelquefois la diar-rhée, & alors les vomiHëmens iont moinsconfidérables; d’autres fois des Tueurs,mais moins abondantes que dans la pe-tite vérole; la langue eft blanche, la foifeft fouvent ardente, les accidens fontgénéralement plus violons qu’avant lespetites véroles bénignes.

Enfin, le quatrième ou le cinquièmejour, quelquefois fur la fin du troifie-me, l’éruption fe fait très-promtement& très abondamment lur tout le virage,qui dans peu d’heures eft couvert detaches, dont chacune reifemble à unemorfure de puce, mais d’un rouge plusfoncé, & dont plufieurs fe réunifiant for-ment des plaques rouges plus ou moinslarges , & qui, enflammant la peau ,produi'fent une enflure fenfible au vifa-ge ; quelquefois même les yeux font fer-més. Chaque petite tache eft un peuélevée, fur-tout au vifage, où l’on s’enappetçoit à l’œil & au doigt; dans lexefte du corps cette élévation n’eft pref-,que fenfible que par la rudefle qu’elleCi^inne à la peau.

Après avoir commencé parle vifage,