Druckschrift 
Tome Premier (1777)
Entstehung
Seite
232
Einzelbild herunterladen
 

232 Petite Vérole.rcment trop foible. L’on voit par - làque, quand l’effort eft fuffifant, il nefaut point l’augmenter par des remèdeschauds, qui le rendroient trop violent& dangereux. Quand il eft déjà tropviolent, l’augmenterc’eft le rendre mor-tel. Les cas où il eft trop foible fonttrès-rares, furtout dans les campagnes,& très-difficiles à juger; auffi faut-il êtretrès réfervé fur l’ufage des remedeschauds, qui font meurtriers dans cettemaladie.

Le vin, la thériaque, la confection,l’air chaud, les couvertures pefantes,fauchent annuellement des milliers d’en-fans qui auroient été guéris li on ne leuravoit donné que de l’eau tiede; & tou-tes les perfonnes qui s’intérelfent à laeonfervation de ceux qui font atteintsde cette maladie doivent foigneufementempêcher qu’ils ne faffent aucun ufagede ces drogues, qui lors même qu’ellesne rendent pas la maladie mortelle, larendent cruelle & accompagnée des fui-tes les plus funeftes.

Le préjugé eft enraciné, il fe détruiradifficilement; mais je ne fouhaite quede faire ouvrir les yeux fur le fuccèsde la méthode chaude, & fur celui decelle que je vais propofer; le jugementalors ne reliera pas longtems fufppndu.