22 6 Petite Vérole." 1
§. 20 6 . Quand on a beaucoup de bou-tons, la fievre fe releve dans le temsde la fuppuration, & cela n’effc pointétonnant : un feul furoncle (clou en ter-me du pays) donne la fievre; commentdes centaines , ou des milliers de ces pe-tits abcès ne la donneroient-ils pas? Letems de cette fievre eft l’époque la plusdangereufe de la maladie; elle tombe en-tre le neuvième & le treizième jour ; carplufieurs circonftances varient de deuxou trois jours le point de la maturité.Le malade éprouve alors de la chaleur»de la foif, des douleurs, de la peine àtrouver une attitude favorable. Si le maieft confidérable, il ne dort point, il ades rêveries, de l’oppreflion, de l’a flou-piifement, & quand il meurt, il meurtîuffoqué ou léthargique, fou vent tous-tes deux à la fois.
Le pouls dans cette fievre de fuppu-ration eft quelquefois d’une vitefle éton-nante; & l’enflure des poignets fait qu’ilparoit dans quelques fujets très-petit. Letems du plus grand danger, c’eft quandle vifage, la tête, le col, font extrême-ment enflés. Dès que ces parties com-mencent à défenfler, que les croûtes ditvifage commencent à fécher, & que la-peau fe flétrit, le pouls devient un peupaoins fréquent j & le danger diminue.