Rhumatisme. 199
qui n’elf ni plus chaude, ni plus rouge,ni plus enflée; quelquefois cependant,l’un ou l’autre de ces accidens a lieu.5°. Le premier rhumatifme attaque desperfonnes fortes, robuftes, vigoureu-fes ; cette efpece attaque plutôt les per-fonnes d’un certain âge, ou les perfon-nes languiffantes.
§. 180. La douleur du rhumatifmechronique abandonnée à elle-même, oumal conduite, dure quelquefois plu-fieurs mois, & même des années. Elleeft fur - tout extrêmement opiniâtre ,quand elle fe jette à la tète , aux reins,( les payfans, dans ce cas, l’appellentmaclet , ) ou à la hanche, & le long dela cuiife, c’eft ce qu’on appelle fcyati -que. Il n’y a point de parties que cettedouleur n’attaque ; quelquefois elle fefixe fur une très-petite partie, commedans un coin de la tète , à l’angle dela mâchoire, fur l’extrémité d’un doigt,à un genou, fur une côte, fur un fein,où elle occafionne aifez fréquemment desdouleurs, qui font craindre à la mala-de un cancer. Elle fe jette auffi fur lesparties intérieures. Sur le poulmon,elle occafionne des toux très-opiniâtres,qui enfin dégénèrent en maux de 'poi-trine très-graves ; fur l’eftomac & lesboyaux , des douleurs de coliques hor-
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