Rhumatisme.faut d’abord combattre, parce que tantqu’elle fubfifte on travailleroit inutile-ment à rétablir la tranfpiration , qui ferétablit d’elle-même quand l’inflamma-tion eft guérie i ainfi il faut traiter cettemaladie , comme les autres maladies in-flammatoires dont j’ai déjà parlé.
§. 168. Dès que le mal eft déclarél’on donne un lavement N°. f, & uneheure après on fait une faignée de douzeonces au bras. L’on fe met au régi-me, & l’on boit abondamment de la tifa-11e N°. 2 , & du lait d’amandes N°. 4 *Dans les campagnes où les laits d’aman-des font trop coûteux pour le peuple,on peut leur donner du petit-lait extrê-mement clair, adouci avec un peu demiel, qui n’eft pas moins utile & quidans quelques cas eft même le remedele plus efficace. J’ai vu un rhumatifmetrès-grave, guéri après deux faignéespar l'ufage de cette boilfon falutaire,fans aucun autre remede, ni aliment,pendant treize j&urs. Le petit lait peutauffi lervir avec fuccès pour les lave-mens.
$. 169. Si le mal ne diminue pasconlidérablement après la première fai-gnée , il faut la réitérer au bout de quel-ques heures. J’en ai fait faire qua-tre dans les deux premiers jours, &