'de Soleil. 183tout le cerveau, aufli bien que les mem-branes qui l’enveloppent, entièrementcorrompus. Dans les étés très-chaudson voit fouvent rapporter des champsles ouvriers avec tous les fymptômesd’une fievre ardente accompagnée d’unviolent délire.
§. iff. Chez les enfans fort jeunesqui ne font jamais expofés fi longtems àune fi violente ardeur , mais fur lefquelsune petite caufe agit, le mal fe manifeftepar un alfoupiiTement profond qui dureplufieurs jours, par des rêveries conti-nuelles mêlées de fureur & de fraïeur,prefque comme quand ils ont eu quelqueviolente peur j par des mouvemens con-vulfifs, par des maux de tète qui redou-blent par accès & leur font poulîèr dehauts cris, par des vomilfemens conti-nuels. J’ai vu des enfans qui après uncoup de foleil ont confervé longtems unepetite toux.
§. 1 <j6. Les vieillards qui s’expofentfouvent imprudemment au foleil ne fa-vent pas tout le danger qu’ils courent.On a vu un homme, qui, le jour libred’une fievre tierce., fe tint à delfein fortlongtems au foleil, tomber dans une atta-que d’apoplexie qui l’emporta le lende-main. Lors meme que le mal n’eft paspromt, cependant cette habitude difpofe