17 ® Apoplexie.
pendent l’une & l’autre de ce que lesVjaifïbaux du cerveau s’engorgent, &qu’ai ors ils empêchent les fonctions desnerfs. Toute la différence qu’il y a en-tre l’aine & l’autre, c’eft que la premièrea lieu chez les perfonnes qui font for-tes , robuftes, qui ont un vrai fang,pefant, épais, inflammatoire, & qui enont beaucoup ; c’eft alors une vraie ma-ladie inflammatoire. L’autre attaque lesperfonnes moins robuftes dont le fangcft plus aqueux, plutôt vifqueux queûènfe ou épais, dont les vaiileaux fontlâches, qui ont beaucoup d’humeurs.
§. 147. Quand la première eft à fonplus haut degré, c’eft ce qu’on appellecoup de fang ou apoplexie foudroyante,qui tue dans la minute & qui n’eft pasiufceptible de .remedes. Quand le mal«ft moins violent, & qu’on trouve lemalade avec un pouls fort, plein, élevé,le viïage rouge & enflé , le col gonflé,la refpiration gênée & bruyante, ne fen-tant rien, n’ayant d’autre mouvementque quelques efforts pour vomir, il n’yen a même pas toujours, il faut fur lechamp :
i*. Découvrir entièrement la tète dumalade, lui couvrir très-peu le refte ducorps, lui procurer un air très-frais &lui deûerrer entièrement le col.