D E D E N T S. I6l
lesalimens, peut produire le même effet.4 Quand la dent eft extrêmement gâ-tée, il n’y a point de remedes que del’arracher, fans quoi les douleurs con-tinuent , l’haleine devient puante, lagencive fe perd, les autres dents & fou-vent même la mâchoire le carient, d’ail-leurs elle empêche l’ufage des dentsvoifines qui fe couvrent de tartre &périffent.
Quand le mal eft moins confidéra-ble, on peut quelquefois en arrêter lesprogrès en brûlant la dent avec un ferchaud, & en la plombant enfuite fi elleen eft fufceptible.
L’on fe fert très - fouvent de différen-tes liqueurs, & même d’eau forte & d’ef-prit de vitriol ; mais ces remedes fontextrêmement dangereux & doivent êtrebannis. Si l’on craint les opérationsque je viens d’indiquer, on peut em-ployer Peffence de girofles dans laquelleon trempe du coton qu’on applique furla carie, ce qui foulage fouvent pour affezlongtems & fait enfin tomber la denten pièces. L’on employé auffi une tein-ture d’opium appliquée de la même fa-çon , & l’on peut mêler ces deux remedesenfemble à dofes égales. J’ai réuiïï plu-fieurs fois avec la liqueur minérale ano-dyne d’H oïfman > elle paroit pen-