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qu’avec la plus grande peine; & la fen-ftbilité eft fi grande, que j’ai vu desfemmes avoir des convulfions toutesles fois qu’elles faifoient effort pour ava-ler leur falive , ou quelque autre liqui-de. L’on eft même quelquefois plufieursheures fans pouvoir rien prendre; toutle deffus de la bouche, le fond du pa-lais, un peu la bafe de la langue, fontlégèrement rouges.
Plufieurs malades avalent le liquideplus difficilement que le folide, parceque le liquide a befoin de plus d’a&iortde la part des mufcles pour être dirigé.La falive s’avale encore plus pénible-ment que les autres liquides, parce qu’el-le eft un peu vifqueufe , & coule moinsaifément. Cette difficulté à l’avaler ,jointe à la quantité qui s’en forme, pro-duit ce crachement prefque continuel,qui incommode d’autant plus quelquesmalades , que l’intérieur des joues , tou-te la langue & les levres s’écorchent fou-vent. Cela les empêche auffi de dor-mir , mais ce n’eft pas un mal, le forn-meil eft peu utile dans -les maladies £ié-vreufes, & j’ai vu fouvent que ceuxqui avoient cru leur gorge prefque en-tièrement guérie le foir y avoient très-mal après avoir dormi quelques heures.
La fievre, dans cette efpece, eft queLF f