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le quittent point , il ne peut ni veillerni dormir ; la peau de la poitrine &du col fe couvrent quelquefois , fur-tout quand l’air elt étouffé & le malextrême & violent, de taches livides,plus ou moins confidérables, qu’on doitappeller taches pétéchiales, 6 c qu’on ap-pelle mal-à-propos dans ce pays le pour-pre ; les forces s’épuifent , la difficultéde refpirer augmente d’un moment àl’autre; le malade tombe dans une lé-thargie , & meurt bientôt d’une mortaff’reufe , & affez commune dans lescampagnes par l’effet des remedes échauf-fants qu’on emploie dans ce cas. L’ona vu l’ufage de ces remedes augmenterla maladie à un tel point que le cœurfe fendoit, comme l’ouverture du cada-vre l’a prouvé.
§. 48. Si la maladie attaque tout-à-coup & avec violence, fi le froid dureplufieurs heures, & s’il eft fuivi d’unechaleur bridante, fi le cerveau s’èmbar-raffe dès le commencement, fi le maladea une petite diarrhée avec ténefme, s’ilcraint le lit , s’il fue trop , ou s’il ala peau extrêmement aride, fi fon ca-raétère paroît changé, s’il a beaucoup’de peine à cracher, la maladie eft très--dangereufe.
& 4 9. Il faut d’abord mettre le ma-D 6