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PRÉFACE
(j I c'efi fouvent par vanité que Vonparle de foi, il y en aurait quelquefoisdavantage à n'eu rien dire j Çÿ /’accueilqu'on a fait à /'Avis au Peuple a ététel qu'on auroit droit de me foupçon-ner de cet orgueil, le pire de tous, quireçoit les éloges avec indifférence , parcequ’il fe croit au deffus , fi je paroijfoisne pas fcntir tout ce qu’il a de flatteurpour moi.
Touché du fort du Peuple malade dansles campagnes de ce pays , où il péritmiférablement par la difette des fecoursutiles , çfj la multitude des mauvaifesdire&ions, mon feul but , en écrivant,était de prévenir une partie de ces maUheurs.
Je n'avais defiiné ce livre, qui parutpour la première fois au mois d'Aoùt1761, qu'à une petite enceinte de pays ,& à un petit nombre de perfonnes , &je fus très - furpris en apprenant , cinqou fix mois après fa publication, qu'ilétait l'un des livres de fcience qui eût
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