d’Hist. Nat. et de Chimie. 495
parvenir à le démontrer, ou au moins ils n’enont trouvé que des atomes. Ceux qui fe fontoccupas de quelques unes de ces eaux, y ontadmis, ou de l’cfprit fulfureux ou du foie defouf e MM. Vcnel & Monnet font les pre-miers qui fe foient élevés contre cette opinion.Le dernier fur tout a fort approché du but, enregardant les eaux fulfureules comme impré-gnées de la feule vapeur du foie de foufre.Rouelle le jeune a dit aulîi qu’on pouvoit imi-ter ces fluides en agitant de l’eau en contadavec l’air dégagé du foie de foufre par un aci-de. Bergman a fort étendu cette dodrine enexaminant les propriétés du gaz hépatique dontnous avons parlé à l’article du foufre ; il aprouvé que c’efl ce gaz qui minéralife les eauxfttlfureufes, qu’il a appelées d’après cela eauxhépatiques ; & il a donné les moyens d'y re-conncxtre la préfencc du foufre. Malgré cesdécouvertes , M. Duchanoy en parlant des eauxfulfureufes, y admet du foie de foufre, tan-tôt alkalin , calcaire ou argileux , & il fuit eacela l’opinion de le Roy de Montpellier, qui,comme nous l’avons expofé dans l’hifloire dulbnfre, propofoit pour imiter ces eaux, defaire un foie de foufre à bafe de magnéfie. Ilparoît qu’il exifle en effet des eaux qui contien-nent véritablement un peu de foie de foufre,