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Tome Troisieme (1786)
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493
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dHist. Nat. et de Chimie. 495

parvenir à le démontrer, ou au moins ils nenont trouvé que des atomes. Ceux qui fe fontoccupas de quelques unes de ces eaux, y ontadmis, ou de lcfprit fulfureux ou du foie defouf e MM. Vcnel & Monnet font les pre-miers qui fe foient élevés contre cette opinion.Le dernier fur tout a fort approché du but, enregardant les eaux fulfureules comme impré-gnées de la feule vapeur du foie de foufre.Rouelle le jeune a dit aulîi quon pouvoit imi-ter ces fluides en agitant de leau en contadavec lair dégagé du foie de foufre par un aci-de. Bergman a fort étendu cette dodrine enexaminant les propriétés du gaz hépatique dontnous avons parlé à larticle du foufre ; il aprouvé que cefl ce gaz qui minéralife les eauxfttlfureufes, quil a appelées daprès cela eauxhépatiques ; & il a donné les moyens d'y re-conncxtre la préfencc du foufre. Malgré cesdécouvertes , M. Duchanoy en parlant des eauxfulfureufes, y admet du foie de foufre, tan-tôt alkalin , calcaire ou argileux , & il fuit eacela lopinion de le Roy de Montpellier, qui,comme nous lavons expofé dans lhifloire dulbnfre, propofoit pour imiter ces eaux, defaire un foie de foufre à bafe de magnéfie. Ilparoît quil exifle en effet des eaux qui contien-nent véritablement un peu de foie de foufre,