e’Hist. Nat. et de Chimie. 451
offrent. Toutes paroiffent contenir plus ou moinsd’alkali & de terre calcaire ; mais leurs diffé-rais degrés de chaleur fourniffent un très-bonmoyen de les divifer en deux ordres. Le pre-mier comprendroit les eaux acidulés & alka-lines froides, telles que celles de Seltz, deSaint Myon, de Bard , de Langeac, de Cha-teldon, de Vais, &c. On mettroit dans le fé-cond les eaux acidulés & alkalines chaudeis outhermales, comme celles du Mont-d’Or , daVichy , de Châtelguyon , &c.
Claïïe 11. Eaux falines ou ,/alécs.
Nous entendons avec M. Duchanoy , par lenom d’eaux falines, celles qui tiennent une affeagrande quantité de fels neutres en diffolutionpour agir d’une manière très-marquée, & le plusfouvent comme purgatives fur l'économie ani-male. La théorie & la nature de ces eaux fontfaciles à découvrir ; elles font entièrement fem-blables aux diffolutions des ïcls faites dans noslaboratoires ; feulement elles contiennent pref-cjuc toujours deux ou trois efpèces de fcls diffe-rens. Le vitriol de fonde ou fel de Giauber yeft fort rare; le vitriol de magnéfie ou fel d'Ep-fom , le fel marin ou muriate de fonde , lemuriatc calcaire & mngnéficn, font les prineï-