font abondantes. Kempfer nous apprend qu’ons’en fert en Perfe pour s’éclairer , & qu’on enbrûle dans des lampes à l’aide des mèches..On peut auffi les faire fervir au chauffage.Lehman dit que pour cet effet on verfe dunaphte fur quelques poignées de terre, & qu’onl’allume avec du papier; il s’enflamme tout-à-coup avec adivité , mais il répand une fuméeépaifTe très-abondante, qui s’attache à tous lescorps, & dont l’odeur efl fort défagréable. Oncroit auffi que le pétrole entre dans la compo-fîtion du feu grégeois. On emploie encore lepétrole épais pour faire un mortier très-folide &très-durable. On retire , par la décodion dupiffafphalte avec l’eau, une huile dont on fefert pour goudronner les vaiiTeaux.
Enfin , quelques médecins fe font fervis avecfuccès du pétrole dans les maladies des nuifcles,la paralyfie, la foibleffe, &c. en en frottant lapeau, ou en l’expofant à fa fumée. Vanhelmontregardoit les fridions faites avec le pétrole com-me un très-bon remède pour les membres ge-lés , & il les confeilloit comme un excellentpréfervatif contre l’impreffion du froid.