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II faut obferver à l’égard des différentes va-riétés que nous avons indiquées, qu’elles pa-roiffent toutes avoir la même origine, & qu’ellesne différent les unes des autres que par quelquemodification particulière. La plupart des Natu-ralises & des Chimifies attribuent la formationdes pétroles à la décompofition des bitumesfolides par l’adion des feux fouterrains. Ils ob-fervent que le naphte paroît être l’huile la pluslégère, que le feu dégage la première, & quecelle qui lui fuccède acquérant de la couleur &de la confifiance, forme les diverfes fortes depétroles ; qu’enfin ces derniers unis à quelquesfubflances terreufes ou altérées parles acides,prennent les caradères de la poix minérale oudu pifiàfphalte. Ils ont, pour étayer leur fenti-ment , une çomparaifon fort exade avec l'esphénomènes que préfente la diftillation du fuc-cin, qui fournit en effet une forte de naphte,& un pétrole plus ou moins brun fuivant ledegré de chaleur, tSc le temps de l’opération.Enfin , ils obfervent que la nature préfentefouvent dans le même lieu toutes les efpècesde pétroles, depuis le naphte le plus léger juf-. qu’à la poix minérale. Tels font les bitumesfluides que l’on retire du mont Feflin dans leduché de Modène. Quoique cette opinion foit^rcs - vraifemblable, quelques auteurs penfent