d’Hist. Nat. et de Chimie. 473mclé avec d’autres fubflances, & fous la formede pillules. Le principe odorant de ce médica-ment , efl fouvent trop actif, trop pénétrant, &fufceptible de nuire. On fait qu’il y a beaucoupde perfonnes qui ne peuvent en fupporterl’odeur fans éprouver tous les accidens propresh l’agacement des nerfs; on doit donc ne l’admi-niflrer qu’avec beaucoup de modération. On l’aregardé auffi comme un puiffant^Sphrodifiaque.Cependant quelques médecins modernes croyentque l’ambre gris peut être prefcrit à trcs-hautedofe fans produire de grands effets.
Le plus grand ufage de l’ambre gris efl defournir un parfum pour la toilette : on le mêleordinairement avec le mufc, qui en atténuetellement l’odeur, qu’il la rend plus fuave &plus fupportable; encore ne plaît-il pas à toutle monde.
Comme l’ambre gris ell très-cher, on le fai-llie & on le mêle avec différentes fubflances.On reconnoît le véritable aux caraétères fuivans.
Il efl écailleux, d’une odeur fuave, infipide ; ilfe fond fans donner de bulles, ni d’écume, lorf-qu’on l’expofe à la flamme d’une bougie dans ,une cuiller d’argent. Il nage au-deffus de l’eau;il n’adhère point au fer chaud. Celui qui nepréfente pas toutes ces propriétés efl: allié ècimpur.